Le stress peut-il perturber notre santé bucco-dentaire ?

Le stress peut-il perturber notre santé bucco-dentaire ?

Fumer, grignoter, manger des aliments trop sucrés ; en situation de stress, nous pouvons adopter des comportements aux conséquences délétères pour notre état de santé général, mais aussi pour nos dents…

En cas de situation de stress, un fumeur va souvent avoir le « réflexe » de s’emparer d’une cigarette pour se détendre. Seulement voilà, relâcher la pression à force de nicotine et de goudron aura, à terme, plus d’effets néfastes qu’autre chose. Le tabac, en effet, détruit les défenses de notre bouche : non seulement la fumée et ses constituants abîment nos dents et nos gencives, mais les rendent également plus vulnérables au déchaussement et aux caries. Car oui, fumer (comme manger trop de sucres) peut entraîner des caries.

Le bruxisme, une conséquence du stress

Autre phénomène attribuable au stress, et de nature à perturber une dentition : le bruxisme. En période de stress, le grincement incontrôlé des dents est assez fréquent et, quand il se prolonge sur la durée, peut provoquer des douleurs mais aussi une abrasion importante des dents.

Gare aux attaques acides…

Pour beaucoup d’entre nous, l’activité professionnelle peut être une importante source de stress. Cela est d’autant plus vrai pour les personnes dont le métier implique de nombreux déplacements, et de fait des repas souvent sur le pouce… Or, une alimentation déséquilibrée associée à une impossibilité de se brosser les dents au moins deux fois par jour peut les endommager… Il est d’ailleurs des habitudes à proscrire ou à minimiser afin de limiter les attaques acides : le grignotage, évidemment, mais aussi les boissons non indispensables comme les sodas ou les breuvages énergisants ! Même sans sucres, les sodas constituent des agressions pour les dents, leur acidité contribuant à dissoudre l’émail. Le bon conseil après une prise alimentaire au cours de la journée est de se rincer la bouche avec un verre d’eau ou de mastiquer un chewing-gum sans sucres. Il faut également suivre les règles de base d’une bonne hygiène bucco-dentaire.

Un cabinet dentaire écoresponsable

Les cabinets dentaires sont par nature gros consommateurs d’énergie et générateurs de déchets, mais s’engagent dans une démarche écoresponsable pour limiter leur impact sur l’environnement. Découvrez comment en images.

Les différents appareils indispensables à la pratique du chirurgien-dentiste sont très énergivores, et demandent une installation électrique normée qui contribuera à optimiser la consommation. Filière de recyclage des déchets, choix de fournisseurs locaux, zéro-papier : toute initiative permettant de réduire l’impact environnemental est bienvenue.
À quelle fréquence doit-on faire un détartrage ?

À quelle fréquence doit-on faire un détartrage ?

Parce que même un brossage des dents régulier – au moins deux fois par jour – et l’utilisation de fil dentaire ne suffisent pas à éliminer la plaque dentaire, le détartrage au cabinet dentaire est indispensable.

Le détartrage dentaire participe à limiter les risques de gingivite, de maladies parodontales, de caries ou encore d’halitose (mauvaise haleine). Ce soin consiste à retirer le tartre qui s’est accumulé dans la bouche, en général à cause d’une alimentation riche en gras et en sucre favorisant la présence de bactéries qui vont elles-mêmes augmenter le risque de pathologies buccales. Il faut savoir que même une hygiène bucco-dentaire optimale à la maison ne suffit pas à éliminer totalement la plaque dentaire. La brosse à dents et le fil dentaire, en effet, ne peuvent pas atteindre toutes les zones dentaires qui nécessitent pourtant d’être nettoyées.

La formation de tartre : qui est concerné ?

Le tartre sur les dents concerne tout le monde. Cela étant, sa formation sera plus ou moins importante en fonction de l’hygiène de vie des patients. Les habitudes alimentaires, les soins portés à la bouche, certaines maladies (comme le diabète), certains médicaments aussi, la quantité et la qualité de la salive… sont autant de critères qui vont jouer dans la formation du tartre. Seul un chirurgien-dentiste sera capable de vous dire à quel moment vous devrez procéder à un détartrage en fonction de votre situation propre. Rappelons que la fréquence d’une visite chez un spécialiste est a minima d’une fois par an. Pour le détartrage, le tempo est en général le même mais certains patients fragiles devront s’y soumettre deux voire trois fois par an.

Comment se déroule une séance ?

La première étape d’un détartrage consiste à éliminer les dépôts de plaque dentaire et de tartre à l’aide le plus souvent d’un appareil à ultrasons en première intention, puis d’instruments à main précis. S’ensuit l’étape de polissage afin de lisser les dents, d’éliminer les taches, et de rendre les dents plus brillantes. Mais attention, il ne s’agit pas d’une opération esthétique mais bien d’un acte qui va permettre de corriger certaines imperfections et de renouveler la protection contre les futures accumulations de plaque dentaire. Le détartrage n’est pas douloureux ; cependant, il peut être désagréable pour certains patients souffrant de pathologies bucco-dentaires comme une gingivite. Mais rassurez-vous, votre praticien saura vous prodiguer ce soin en limitant au maximum les désagréments.

Dentifrice sans fluor : bonne ou mauvaise idée ?

Dentifrice sans fluor : bonne ou mauvaise idée ?

Beaucoup de dentifrices commercialisés se disent « sans fluor ». Mais ces produits sont-ils exempts de danger pour nos dents, sachant que le fluor est utilisé pour prévenir le risque de caries ?

Grâce à l'introduction du fluor dans les dentifrices depuis 1947, la prévalence de la carie dans le monde a diminué de façon considérable, rappelle l’UFSBD (Union française pour la santé bucco-dentaire). Cela grâce aux ions fluorures qui interviennent à différents niveaux et qui ont, notamment, un rôle antiseptique vis-à-vis des germes cariogènes.

D’où l’intérêt de « tuer » les bactéries dans notre cavité buccale…

Pour la petite histoire, revenons d’abord sur la formation de la carie. Dans notre bouche, des bactéries viennent adhérer à la surface de l’émail pour former ce que l’on appelle un biofilm qui constitue la plaque dentaire. Une fois installées, les bactéries qui la constituent transforment les sucres que nous ingérons en acides qui vont être à l’origine des caries. C’est pourquoi, dès l’origine, pour préserver sa dentition, il est important de limiter la formation du biofilm en réduisant le nombre de bactéries dans notre bouche !

L’apport du fluor !

C’est précisément à ce niveau qu’intervient le fluor de nos dentifrices. En s'incorporant dans l'émail dentaire, il le renforce en le rendant plus résistant aux attaques acides lors de chaque prise alimentaire solide ou liquide. Le fluor assure ainsi un rôle protecteur majeur. En outre, l’UFSBD rappelle que des études scientifiques récentes ont également apporté la preuve de la capacité du fluor à stopper la progression de la maladie carieuse et même à inverser le processus carieux au premier stade de la carie, grâce à une reminéralisation des surfaces lésées.

Quid en cas de surdosage ?

Seulement voilà, il est parfois reproché au fluor d’être « nocif » en cas de surdosage. En effet, à fortes doses, cet oligo-élément peut « intoxiquer » la personne qui l’ingère : on parle alors de fluorose. Mais cela n’intervient qu’avec l’ingestion d’une forte quantité de dentifrice et en particulier chez les enfants ne sachant pas recracher correctement au moment du brossage. Mais il faut savoir, toutefois, que le fluor est très réglementé. Ainsi, dans les cosmétiques, les ions fluor sont limités à la dose de 0,15 % (soit 1 500 ppm, soit l’unité entérinée par l'usage dans le domaine bucco-dentaire). Cela signifie que correctement utilisé et selon les recommandations en vigueur, votre dentifrice ne peut pas vous faire de mal ! Chez les enfants, en outre, il convient d’utiliser des dentifrices adaptés à leur âge, et contenant la dose de fluor nécessaire (par exemple, moins de 1 000 ppm chez les moins de 6 ans). En cas de doutes ou de questions, n’hésitez pas à en parler avec votre chirurgien-dentiste !

Dénutrition : le rôle clé du chirurgien-dentiste

Dénutrition : le rôle clé du chirurgien-dentiste

Problème majeur de santé publique, la dénutrition concerne plus de deux millions de personnes en France. Elle se caractérise par une insuffisance des apports nutritionnels par rapport aux besoins de l’organisme. Face à ce phénomène, le chirurgien-dentiste a un vrai rôle à jouer.

La dénutrition concerne essentiellement le sujet âgé, et sa prévalence augmente avec l’âge. Elle se traduit par une perte de poids involontaire et participe à une fragilisation et une diminution des défenses naturelles qui augmente le risque d’infection. Elle est aussi responsable d’une altération de la force musculaire et de la mobilité, augmente les complications médicales et chirurgicales et ralentit la guérison d’une maladie curable… En cas de suspicion d’une altération du statut nutritionnel, le chirurgien-dentiste doit intervenir. En effet, l’assainissement de la cavité́ buccale et la restauration de la fonction masticatoire participent à la prise en charge globale de la dénutrition. Bien sûr, les visites de contrôle annuelles ou semestrielles (en cas de pathologies chroniques) associées à une bonne hygiène bucco-dentaire biquotidienne représentent un acte de prévention des atteintes de la cavité buccale qui empêcheraient le patient âgé de bien se nourrir.

Les seniors particulièrement concernés

Car pour les seniors, adopter une bonne hygiène alimentaire, élément clé du bien vieillir, peut s’avérer complexe. Il faut savoir, en effet, que le bol alimentaire, première étape de la digestion, est constitué́ dans la bouche par la mastication des aliments et leur imbibition salivaire. Mais avec le vieillissement de la cavité buccale et les pathologies qui y sont associées, le potentiel masticatoire, sous l’influence de nombreux cofacteurs, diminue. Cela peut être dû à l’état des dents (mais aussi leur nombre et leur mobilité), à la diminution du flux salivaire, au port éventuel de prothèses, ou encore à la présence d’une inflammation gingivale ou de pathologies des muqueuses. Ainsi, l’alimentation du patient âgé peut être influencée et avoir des conséquences délétères sur ses apports nutritionnels qualitatifs et quantitatifs, son confort et son bien-être. Un mauvais état bucco-dentaire est donc un véritable handicap, et un facteur de risque reconnu de dénutrition.

Préserver ses dents pour mieux manger

La conservation de 20 dents, au minimum, semble nécessaire au maintien d’une fonction masticatoire correcte et d’une bonne nutrition. Le nombre moyen de dents perdues augmente avec l’âge et chez les personnes de plus de 65 ans, le nombre de dents restantes varie entre 12 et 17 selon les pays. Ainsi, seuls 10 % des personnes âgées de plus de 75 ans ont 21 dents naturelles ou plus, et la plupart des enquêtes montrent une prévalence de l’édentement proche de 60 % chez les patients âgés en institution.

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Maladies parodontales : la gingivite et la parodontite

Maladies parodontales : la gingivite et la parodontite

En France, dès 35 ans, la moitié de la population présente un problème parodontal avec, dans 10 % des cas, des formes sévères. Mais au, fait, c'est quoi une maladie parodontale ? On vous en dit plus sur le phénomène.

La gingivite

La gingivite, premier stade des maladies parodontales, est une inflammation de la gencive. Cette dernière gonfle, devient rouge foncé, douloureuse et saigne au moindre contact : en se brossant les dents, en croquant dans une pomme, etc. Fréquente, la gingivite est souvent localisée entre deux dents. Elle peut s’étendre et même se généraliser. Sans traitement elle favorise le déchaussement et peut également accélérer la perte des dents. Le plus souvent la gingivite est due à la présence de plaque dentaire solidifiée en tartre avec le temps. En effet, la plaque dentaire et le tartre sont des milieux propices à la prolifération des bactéries, et donc à l’inflammation localisée de la gencive. Si elle est le plus souvent liée à une hygiène buccale insuffisante, la gingivite peut aussi être favorisée par certaines situations : une grossesse, le tabagisme, le diabète. Elle peut aussi trouver son origine dans des dents mal positionnées ou du fait d'une carie non soignée. Pour traiter une gingivite, le premier médicament est un brossage efficace, au moins deux fois par jour, afin d’éliminer la plaque dentaire. Un détartrage minutieux réalisé au cabinet dentaire est aussi largement préconisé.

Qu’est-ce qu’une maladie parodontale ?

La maladie parodontale se caractérise par une inflammation gingivale évolutive avec une destruction des tissus de soutien de la dent, que sont l’os et les ligaments alvéolaires, entraînant une mobilité dentaire pouvant conduire à la perte des dents. Les conséquences peuvent alors être dramatiques avec des problèmes d’alimentation, de communication, sans compter les coûts importants inhérents à la restauration de la sphère buccale. Avec la gingivite, la parodontite est l'autre type de maladie parodontale. La parodontite se caractérise par une inflammation s’étendant progressivement à l’os, en formant des « poches » infectées entre la gencive et la dent.

Symptômes de la parodontite

Plusieurs signes sont révélateurs d’une éventuelle parodontite : des gencives rouges et gonflées qui saignent facilement lors du brossage, des mobilités dentaires, une mauvaise haleine, un abcès de la gencive… Des rétractions gingivales, des tassements alimentaires ou encore des dents sensibles au froid sont également des symptômes qui doivent vous mettre sur la piste. La parodontite peut aussi avoir des conséquences sur le plan esthétique du fait de la destruction des tissus parodontaux qui peut entraîner alors de forts désagréments tels que la rétraction de la gencive et l’apparition d’espace entre les dents dits « trous noirs ».

Maladie parodontale : quelles conséquences ?

La gingivite peut être réversible pour peu que le patient atteint adopte les bons gestes en s’inscrivant dans une hygiène bucco-dentaire stricte, c’est-à-dire avec deux brossages, deux fois par jour, mais aussi un détartrage prophylactique réalisé en cabinet dentaire. De son côté, en l’absence de traitement, la parodontite entraîne une destruction de l’os et un déchaussement, pouvant aboutir à une perte des dents. Le facteur étiologique déclenchant les parodontopathies est l’accumulation de plaque bactérienne se formant via le biofilm qui est le facteur de risque absolu dû à un véritable défaut d’hygiène. La malposition des dents, des restaurations dentaires inadéquates, des traitements orthodontiques inadaptés, le tabac, le stress, l’alcool…sont autant de facteurs iatrogènes, fonctionnels ou comportementaux qui peuvent jouer un rôle d’accélérateur dans la progression des maladies parodontales.

Gare aux saignements des gencives

Des gencives rouges, gonflées et qui saignent au brossage sont le premier signal d’alerte de la gingivite et le premier stade d’une maladie parodontale. Dès lors, il ne faut pas mésestimer le symptôme en prenant, dès son apparition, rendez-vous chez un dentiste. À ne pas se préoccuper du phénomène, l’on risque une fragilisation de l’os qui soutient les dents, avec à la clé, dans le pire des cas, la perte de ses dents ! En cas de parodontite, le suivi doit être strict afin d’éviter toute récidive : une visite de contrôle tous les 6 mois chez votre dentiste est alors conseillée.

Maladie parodontale et diabète

Le patient diabétique doit faire l’objet d’une surveillance particulière puisqu’il doit contrôler son poids, ses reins, son alimentation, mais aussi ses dents. En effet, le diabète augmente le risque de parodontites, et à l’inverse l’infection parodontale a une influence sur l’équilibre glycémique. En outre, le contrôle de l’infection parodontale améliore celui du diabète.